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[Annulé]Le dialogue des civilisations - Rencontres philosophiques et artistiques

[Annulé]Le dialogue des civilisations - Rencontres philosophiques et artistiques

Pour des raisons indépendantes de sa volonté, le Ullens Center for Contemporary Art (UCCA) qui projetait un évènement sur le thème du « Dialogue des civilisations » ne sera pas en mesure d’assurer l’organisation de cette rencontre. L’Ambassade de France en Chine, en concertation avec le Centre UCCA, réfléchit aux suites à donner à cette annulation.

 

Qu’est-ce que le dialogue des civilisations ? Comment le définir ? Quel sens a-t-il dans le monde actuel ? Quel lien établir avec la mondialisation ? Quels rôles peut jouer l’image sur, et pour, les peuples ? Qui est cet Autre mi-familier, mi-étranger, qui tour à tour nous séduit ou nous révulse ? Vivre ensemble est-il possible, pour toujours et pour tout le monde ? Un « plus petit dénominateur commun » moral ou philosophique peut-il être trouvé entre les peuples et entre les individus ?

 

Les 16 et 17 septembre, au Ullens Center for Contemporary Art (UCCA), sept représentants français et chinois du milieu de la philosophie et des arts se proposent d’aborder et de discuter de ces questions devant vous, avec vous, et pour vous.

Participants : Ali Benmakhlouf, Leïla Chérif-Chebbi, Alain Fleischer, Huang Rui, Wang Min’An, Yves-Charles Zarka, Zhao Tingyang.

Evénement réalisé avec le soutien de l'Institut français.

PROGRAMME

Vendredi 16/09 : 13h00-18h00, auditorium de l’UCCA, rez-de-chaussée

13h-14h30
Thème 1 – Le dialogue des civilisations en question : définitions et périmètre 
Participants : Ali Benmakhlouf, Leïla Chérif-Chebbi, Alain Fleischer, Huang Rui, Wang Min’An, Yves-Charles Zarka, Zhao Tingyang
Modérateur : Wang Ge

10 minutes de pause

14h40-16h20
Thème 2 – Le cosmopolitisme aujourd’hui

Participants : Ali Benmakhlouf, Alain Fleischer, Yves-Charles Zarka, Zhao Tingyang
Modérateur : Wang Ge

10 minutes de pause

16h30-18h00
Thème 3 – Images et peuples 

Participants : Ali Benmakhlouf, Leïla Chérif-Chebbi, Alain Fleischer, Huang Rui, Wang Min’An  
Modérateur : Yang Beichen

Samedi 17/09 : 10h-12h30. Salle de conférence de l’UCCA, 1er étage.

10h00-11h10 
Thème 4 – Autrui : peut-on dépasser le clivage ami / ennemi ?   

Participants : Leïla Chérif-Chebbi, Huang Rui, Wang Min’An, Yves-Charles Zarka
Modérateur : Tang Mingjie

5 minutes de pause

11h15-12h30   
Thème 5 – Universalisme versus dialogue des civilisations 

Participants : Ali Benmakhlouf, Leïla Chérif-Chebbi, Huang Rui, Wang Min’An, Yves-Charles Zarka
Modérateur : Guillaume Dutournier

Pour aller plus loin : un peu de problématisation

Du zéro mathématique au contenu des peintures de Vermeer (1), il est visible que l’Orient a toujours dialogué avec l’Occident, souvent de manière contentieuse, parfois d’aliénant à aliéné – mais aussi parfois sur la base d’une curiosité, d’une fascination, d’un respect réciproques.

Cette circulation des idées, qui a d’abord connu un mouvement d’Orient en Occident (xv-xviiie siècles) puis d’Occident en Orient (xviii-xxe siècles), est aujourd’hui double et mutuelle. Or au lendemain des événements de 2015 et de juillet 2016, la France n’a que trop besoin de cet échange, d’une réflexion partagée qui, sans être dénuée d’émotion, puisse se faire la voix de la raison. Si la France est en état d’urgence, c’est d’une urgence philosophique.

Avec le renouveau des anciennes religions et philosophies en Chine et la multiplication des conversions aux religions monothéistes, avec sa cinquantaine de minorités et ses tensions territoriales, la Chine connaît, sous une forme différente, la même urgence. Celle de réfléchir sur la différence comme sur la similarité, de réfléchir sur l’universalité de la raison et plus largement de réfléchir sur le rapport de notre société à l’Autre.

A travers le temps, l’espace et les différents champs de la pensée et de l’art, un tel débat d’idées devrait donner à penser le « vivre ensemble », non pas ce concept vide de sens à force d’être répété et déformé dans les médias, mais un véritable mode de vie ancré dans chaque individu et chaque collectif, basé sur la curiosité, la rencontre, l’échange vrai et profond d’un monde à une autre. Comment s’articule cette nécessaire porosité entre deux entités distinctes ?

Ces rencontres philosophiques et artistiques, proposées par l’Ambassade de France en Chine et l’Ullens Center for Contemporary Art (UCCA), réunissent sept philosophes et/ou artistes français et chinois à Pékin. Un moment fécond de questionnements, de réflexions et, finalement, de dialogue des civilisations.

  1. Voir Le chapeau de Vermeer de Timothy Brook (Editions Payot, 2012).

Né à Paris en 1944, Alain Fleischer est un écrivain, cinéaste, artiste et photographe qui vit et travaille entre Paris, Rome et Tourcoing. Après avoir suivi des études de lettres modernes, de linguistique, de sémiologie et d’anthropologie à la Sorbonne et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, il a enseigné dans diverses universités, écoles d’art, de cinéma et de photographie, et a dirigé de nombreuses master classes en France et à l’étranger. Il est lauréat de l’Académie de France à Rome (séjour à la Villa Médicis 1985/87), Docteur Honoris Causa des universités du Québec à Montréal et de l’Université européenne des Sciences humaines de Vilnius en Lituanie.

Sur mission du Ministère de la Culture, Alain Fleischer a créé le Fresnoy-Studio national d’art contemporain dont il est aujourd’hui le Directeur.

Auteur d’une cinquantaine d’ouvrages de littérature (romans, recueils de nouvelles, essais), il a reçu le Prix Georges Dumézil de l’Académie française puis, en 2016, le Prix Bernheim pour la littérature.

Il est également le réalisateur de quelques trois cent cinquante films, dans des genres aussi divers que le long métrage de fiction, le cinéma expérimental ou le documentaire d’art. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals internationaux comme Cannes, Berlin, Rotterdam, New York, Montréal, Venise ou Locarno. Il a été plusieurs fois primé au Festival international du Film sur l’art de Montréal qui lui a consacré un hommage en 2002. Des rétrospectives de ses films ont été présentées au Centre Pompidou, aux Galeries nationales du Jeu de Paume, au Festival du nouveau cinéma de Pesaro, ou encore à l’Anthology Films Archives, New York.

Enfin, son œuvre d’artiste et de photographe est régulièrement montrée lors d’expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger, et a fait l’objet d’une rétrospective en 2003 à la Maison Européenne de la Photographie et au Centre Pompidou, avec la publication du catalogue La vitesse d’évasion (Editions Léo Scheer). Des expositions rétrospectives lui ont été consacrées aux Pays-Bas, en Espagne, au Brésil, à Cuba, au Canada, en Argentine, en Russie, en Ukraine, en Chine… Alain Fleischer a représenté la France dans les biennales de Sydney (Australie), Kuan-Ju (Corée), La Havane (Cuba), Busan (Corée).

Ali Benmakhlouf, est agrégé de philosophie. Il est actuellement professeur de philosophie à l’Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne et membre Senior de l’Institut universitaire de France. Le fil directeur de ses recherches est la logique, l’histoire et la philosophie de la logique.

Après s’être intéressé à Gottlob Frege (1848-1925) et à Bertrand Russell (1872-1970), deux logiciens auxquels il a consacré de nombreux ouvrages, il s’est proposé de parcourir l’histoire de la logique médiévale arabe, riche de commentaires sur l’organon d’Aristote. C’est ainsi qu’il a mené l’entreprise de traduction des œuvres logiques d’Al Fârabi (Xe siècle) et d’Averroès (XIIe siècle), auteurs auxquels il a consacré aussi des études monographiques.

Expert auprès de l’UNESCO pour  mener le dialogue philosophique entre le monde arabe et le monde asiatique (2004-2011), il a participé à plusieurs formations dans les pays d’Asie (Corée du Sud, Thaïlande, Japon) et dans les pays arabes (Maroc, Tunisie, Egypte).

Il s’est engagé dans les débats sur la bioéthique et a d’ailleurs été membre du comité consultatif national d’éthique et du comité d’éthique et de déontologie de l’Institut de recherches pour le développement. Il est aujourd’hui membre de la Société française de philosophie et de l’Institut international de philosophie. Parmi ses publications on compte : Le vocabulaire de G. Frege (Ellipses, 2001), Le vocabulaire de B. Russell (Ellipses, 2002), Le vocabulaire d’Averroès (Ellipses, 2007), Al Fârâbî, philosophie à Bagdad au Xème siècle (Seuil, 2007), L’identité, une fable philosophique (PUF, 2011) et Pourquoi lire les philosophes arabes (Albin Michel, 2015) etc.

Huang Rui, né en 1952 à Pékin, est un artiste renommé de « l’art pionnier » en Chine. Fondateur de la Communauté d’artistes-étoiles en 1979, il est l’un des premiers résidents du quartier artistique 798 à Pékin et l’organisateur du festival d’art de « Dashanzi ». Après un début de carrière marquée par la peinture à l’huile, il a commencé à explorer les installations, l’actionnisme, la photographie et la gravure à partir des années 1990.

Huang Rui a vécu 14 ans au Japon puis est revenu à Pékin en 1998 où y vit depuis. En 2002, sur la recommandation d’Ai Weiwei, il s’est installé dans le quartier de 798 en introduisant la « Galerie Tokyo ». Par la suite, il a aidé de plus en plus d’artistes à s’installer à 798, transformant cette zone d’usines abandonnées en un quartier d’artistes.

Ses expositions personnelles récentes incluent : « Chai-Chin », « Les mots font persister les pensées », « Vive le président Mao », « Parlons la couleur », « La structure de l’espace entre 1983 et 1986 » ou encore « Collection de la terre déserte ».

Née d’un père tunisien et d’une mère française, Leila Chérif-Chebbi a toujours baigné dans ces deux approches. Elle développe très tôt une curiosité vis-à-vis d’autres cultures, qui la conduit à apprendre des langues orientales, puis l’arabe et le chinois. Curieuse également du monde qui l’entoure, elle étudie à Sciences Po Paris les relations internationales ainsi que l’analyse du monde arabe et musulman contemporain sous la direction de Rémy Leveau et de Gilles Kepel. Cadre de la fonction publique depuis 1990, Leila Chérif-Chebbi poursuit parallèlement des activités de recherche sur l’islam de Chine en tant que membre associé du CETOBaC (Centre d’Etudes Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques, EHESS-CNRS).

Ses intérêts de recherche portent, entre autres, sur l’analyse de la convergence entre la culture arabo-musulmane et le monde chinois au travers des musulmans chinois, notamment la minorité ethnique Hui. Elle scrute ce sujet au travers de plusieurs thématiques : l’islam de la période moderne et contemporaine, les mouvements de réforme (notamment les mouvements fondamentalistes), les liens avec l’islam extérieur, l’enseignement islamique et la langue arabe en Chine, les médias – l’Internet – des musulmans de Chine. Ses principaux terrains de recherche se situent au Nord-Ouest (Gansu, Ningxia, Qinghai et Shaanxi) et au Sud (Yunnan, Canton, Yiwu, Hong Kong). Parmi ses derniers articles parus on compte : « Between ‘Abd al-Wahhab and Liu Zhi: Chinese Muslim Intellectuals at the Turn of the 21st Century », Jonathan Lipman (ed.); Islamic Thought in China:  Sino-Muslim Intellectual Evolution from the 17th to the 21st Century (Edinburgh University Press, 2016, 197-232); « Bai Shouyi », in Encyclopaedia of Islam. Three (Leiden: Brill, 2015, 41-44); « Chen Keli », Encyclopaedia of Islam. Three (Leiden: Brill, 2011, 119-122) et « Les Hui », Monde Chinois, n°21 (2010, 65-70).

Wang Min’an, professeur au Département de littérature de l’Université Normale de la Capitale. Il est spécialisé sur les pensées modernes européennes, en orientant notamment ses recherches sur Michel Foucault, Gilles Deleuze ou encore Georges Bataille.

Il s’intéresse également aux théories culturelles et artistiques au travers des approches de Walter Benjamin et de Roland Barthes. Ses réflexions autour des théories culturelles liées au corps, à l’espace et au matériel, l’ont conduit à observer et critiquer l’art contemporain.

Parmi ses neuf ouvrages déjà publiés sont inclus : Nietzsche et le corps (Peking University Press, 2008), La frontière de Foucault (Nanjing University Press, 2008), Qui est Roland Barthes ? (Jiangsu People’s Publishing, 2005), Le corps, l’espace et le Postmodernisme (Jiangsu People’s Publishing, 2006), Qu’est-ce la modernité ? (New Star Press, 2014) et Théorie sur les appareils d’électroménagers (Henan University Press, 2015). Il est directeur éditorial de plusieurs collections comme « La Collection des traductions en sciences humaines » et la revue théorique La Production. Il a récemment réalisé un documentaire intitulé « Foucault ».

Yves Charles Zarka est philosophe, professeur à l’Université Paris Descartes-Sorbonne où il est titulaire de la chaire de philosophie politique. Il est également ‘Global Professor’ à l’Université de Pékin et enseigne aussi à la New York University, à l’Université Ca’ Foscari de Venise, à l’Université La Sapienza de Rome et dans plusieurs autres universités à travers le monde. Il est directeur de la revue Cités (PUF). A l’Université Paris Descartes, il dirige l’équipe PHILéPOL (Philosophie, épistémologie et politique) dont les recherches portent sur le « Monde émergent », c’est-à-dire les mutations considérables qui s’opèrent dans le monde contemporain.

Ses recherches se situent au carrefour de la philosophie contemporaine, de l’épistémologie des sciences sociales, et des sciences politiques. C’est dans ce cadre qu’il étudie les transformations de la démocratie, les nouvelles problématiques environnementales, l’idée cosmopolitique, etc. Outre un grand nombre d’ouvrages d’histoire de la philosophie politique (en particulier sur Hobbes, Machiavel et Foucault) tous traduits en plusieurs langues, il a récemment publié L’inappropriabilité de la Terre (Armand Colin, 2013), Refonder le cosmopolitisme (PUF, 2014), Philosophie et politique à l’âge classique (Hermann, 2015) et Métamorphoses du monstre politique (PUF, 2016).

Son dernier livre intitulé Jusqu’où faut-il être tolérant ? Traité de la coexistence dans un monde déchiré vient tout juste de paraître chez Hermann. Ses travaux ont été couronnés par l’Académie des sciences morales et politiques. La plupart de ses ouvrages sont déjà traduits ou sont en cours de traduction en Chine.

Zhao Yingyang est chercheur de l’Institut de philosophie de l'Académie chinoise des sciences sociales. Il est également chercheur parrainé par le Great Scholars Program, et Président du Comité académique de l’Institut Transculturel International de l’Europe. Ses domaines de recherches sont l’ontologie, la philosophie politique et l’éthique.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Théorie sur la vie possible (China Renmin University Press, 2004), Systèmes du monde (Jiangsu Education Publishing House, 2005), Le pivot de la philosophie première (SDX Joint Publishing, 2013), La contemporanéité du monde (Citic Press, 2016) et L’esprit de la Chine (Citic Press, 2016). Il est co-auteur, avec Régis Debray, du livre d’entretiens Du ciel à la terre (Les Arènes, 2014) publié simultanément en France et en Chine.

Zhao Tingyang est aussi à l’origine de la théorie du « Système du monde » et de la notion de « Rationalité relative ».

 

 

 

     

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