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Cui Jian, compositeur et chanteur, parrain du festival Croisements 2017

Cui Jian, compositeur et chanteur, parrain du festival Croisements 2017

Photo : Cui Jian © Song Xiaohui

Cui Jian est un artiste polyvalent. Guitariste, trompettiste, compositeur et chanteur, il devient célèbre en 1986 avec Rien en mon nom, première chanson rock chinoise. Il introduit ainsi un nouveau courant musical dans une Chine qui s’ouvre tout juste au monde. Sous son influence, le public chinois commence à s'intéresser au rock occidental. Souvent évoqué dans la presse comme un « pionnier », « penseur » et une « icône emblématique de la culture contemporaine chinoise », sa musique réveille les consciences. Ses paroles, poétiques et intenses, parlent des émotions, espoirs et frustrations de la jeunesse. Cui Jian  est désormais une figure majeure de la scène culturelle en Chine. 

En tant que parrain du 12ème Festival Croisements, il a accordé une interview à Faguowenhua.

 

Faguowenhua : Pouvez-vous nous parler de votre relation avec la France et la culture française ?

Cui Jian : Je suis très lié à la France. J’y ai fait des concerts dès le début de ma carrière et c’est là-bas que j’ai saisi l’esprit de liberté et d’égalité de la musique. À cette époque, la musique rock n’était pas du tout engagée politiquement, les musiciens ne cherchaient qu’à s’exprimer, parler de la vie quotidienne et vivre dans le bonheur.  
Je suis retourné en France à plusieurs occasions. En 1989, j’ai rencontré Jack Lang, le fondateur de la Fête de la musique. J’ai aussi participé deux fois au festival de Cannes et au Festival des 3 Continents à Nantes. J’ai l’impression que la France est un pays ouvert à tous.  Et je crois également que l’art français est de très bonne qualité, l’un des meilleurs du monde. Quand l’Ambassade de France en Chine m’a invité à participer au festival Croisements, j’ai tout de suite accepté. Je crois que c’est le destin et j’espère que mes créations renforceront les liens culturels entre la France et la Chine. 

FGWH : Cette année, dans le cadre de la Fête de la musique, 6 groupes français seront en tournée dans plusieurs villes chinoises. Avez-vous des conseils à donner à de jeunes groupes qui débutent ?  

Cui Jian : J’ai été à la Fête de la musique il y a dix ans. Le groupe FFF m’avait profondément marqué. Je suis très content de voir que, cette année, les groupes français joueront dans plusieurs villes du Sud de la Chine et j’espère que le festival s’étendra à toutes les régions chinoises dans le futur.  
La musique possède des éléments abstraits ; elle est la preuve de l’acceptation et de la générosité d’un peuple. Je crois que la musique peut rapprocher les uns et les autres. Elle peut également diminuer les malentendus et l’hostilité alors que la religion, les affaires militaires et l’économie peuvent provoquer des tensions parmi les hommes.  
La musique n'est pas morte mais n’a pas contribué à la paix dans le monde depuis longtemps. J’espère voir quelqu’un prendre cette responsabilité. Car la plupart des musiciens recherchent avant tout le succès et l’argent. C’est ainsi que la musique est devenu un métier de service sans créativité. Par conséquent, je souhaite participer à ce type d’évènement,  et saisir ces opportunités pour m’exprimer. 

FGWH : À part la musique, quels sont les autres programmes qui vous attirent ?

Cui Jian : Je m’intéresse à la danse contemporaine depuis longtemps. Je participe à la plupart des représentations de danse contemporaine à Pékin, dont quelques-uns sont françaises.   
J’adore aussi les spectacles musicaux. Les représentations françaises ont toujours une forte empreinte. J’ai, par exemple, été à un concert de Papier Tigre avec ma fille. J’avais peur qu’elle n’aime pas, mais, à ma grande surprise, elle a adoré la musique.  La musique fait disparaitre l’écart entre les générations ; elle est comme une langue commune.  
Je suis également fan de hiphop français. La langue française est d’ailleurs une sorte de musique. Ma fille apprend le français. Je ne comprends pas quand elle parle cette langue, mais j’adore la mélodie.  

Les trois coups de cœeur de Cui Jian

La Fëte de la musique
2666, par la compagnie Si vous pouviez lécher mon cœeur, mis en scène Julien Gosselin
Le petit psaume du matin, avec Josef Nadj et Dominique Mercy

Ils soutiennent le festival Croisements

Wang Yabin, danseuse et chorégraphe, marraine du festival Croisements 
Sui Jianguo, sculpteur, parrain du festival Croisements
Jia Zhangke, cinéaste et producteur, parrain du festival Croisements
Lu Ming, dessinateur et illustrateur, parrain du festival Croisements

 

 

 

     

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