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Sui Jianguo, sculpteur, parrain du festival Croisements 2017

Sui Jianguo, sculpteur, parrain du festival Croisements 2017

Sculpteur chinois, Sui Jianguo est né en 1956 en Chine à Qingdao, dans la province du Shandong. Il entre à l'Académie des Arts du Shandong en 1980. Étudiant, il devient ensuite directeur du département de sculpture.

Encensé, les critiques d'art le désignent comme un « pionnier qui s'aventure sur les sommets les plus éloignés de la sculpture chinoise. » Ses sculptures sont des fusions ingénieuses de concepts et de formes. Les premiers travaux de Sui Jianguo sont chargés d’un fort contenu symbolique portant sur des sujets sociétaux et historiques. Il explore des thèmes comme le temps et l'espace dans ses créations suivantes. Ces œuvres, dont le célèbre Mao Jacket ou, plus récemment, Dinosaur, reposent sur la sagesse de la généalogie chinoise etla culture comme moyens de résoudre les problèmes.  

En tant que parrain du 12ème Festival Croisements, il a accordé une interview à Faguowenhua.

 

Faguowenhua : Pouvez-vous nous parler de votre relation avec la France et la culture française ?

Sui Jianguo : La traduction de la littérature française en Chine est particulièrement remarquable. Je me souviens du temps où enfant – c’était encore le début de la révolution culturelle – je lisais chez mon oncle le recueil de nouvelles de Guy de Maupassant. Les histoires de Boule de Suif et de La Parure m’ont profondément marqué. Après le lancement de la politique de réforme et d’ouverture, j’ai pu lire davantage de littérature française. Avec le temps, je suis devenu un artiste et j’ai commencé la lecture de la littérature artistique. J’ai approfondi ma connaissance des courants littéraires et artistiques qui se sont succédés depuis l’époque de l’impressionnisme en France : le surréalisme, le cubisme, le dadaïsme… Pour moi, la culture française est génératrice de la quasi-totalité des arts du modernisme. La France est aussi une terre propice pour mon propre développement artistique. En 1999, mes œuvres d’art ont été exposées pour la première fois sur la scène internationale, c’était sur les Champs-Élysées, à Paris. J’étais alors le seul sculpteur venu de Chine et mon œuvre Legacy Mantle a d’emblée attiré l’attention de toute l’Europe. En 2003, lors de l’exposition par l’UCCA de sa collection d’art contemporain chinois à Paris, mon œuvre Dinosaure, made in China a de nouveau rencontré un grand succès. Au printemps 2017, mon travail Blind Portraits a été sélectionné pour la grande exposition célébrant le centenaire de la mort de Rodin au Grand Palais qui venait d’ouvrir ses portes. Auguste Rodin incarne la fin de la sculpture classique européenne et il est en même temps un pionnier de la sculpture moderne. Ses œuvres ont été exposées à deux reprises en Chine, en 1995 et en 2015, et ont eu un impact immense sur les sculpteurs chinois. La série de sculptures Blind Portraits que j’ai réalisée en 2008 tire précisément son inspiration du travail de Rodin. Le 9 mars, mon exposition Trace a ouvert ses portes à la galerie PACE à Pékin ; c’est le bilan de mes neuf années de travail depuis la série Blind Portraits. Les connaisseurs pourront certainement y percevoir l’empreinte de Rodin et de sa pensée artistique. 

Faguowenhua : Pourquoi avez-vous accepté de devenir parrain du festival Croisements ? 

Sui Jianguo : En raison de mon parcours et de mon expérience personnelle, je ressens une proximité particulière avec la France et la culture française. À mes yeux, il existe une certaine affinité naturelle entre les Chinois et les Français, entre les cultures chinoise et française. Par ailleurs,  des liens riches et divers rattachent la culture contemporaine chinoise à celle de la France. En tant qu’artiste, j’ai la chance d’avoir noué des liens indéfectibles avec la France et Paris depuis le début de ma carrière. J’ai beaucoup d’amis français et c’est avec plaisir que j’apporte ma pierre aux échanges culturels et artistiques entre les deux pays. 

Faguowenhua : Cette année, le Prix Marcel Duchamp, qui récompense tous les ans un artiste contemporain français ou étranger résidant en France, vient en Chine. Huit artistes lauréats du Prix seront exposés à Pékin et à Canton ? Est-ce que des initiatives similaires existent en Chine ? 

Sui Jianguo : Il existe actuellement d’innombrables prix pour récompenser les jeunes artistes en Chine. Les jeunes artistes chinois d’aujourd’hui ont de la chance. J’espère que se développeront à l’avenir des récompenses qui transcenderont les frontières culturelles et nationales. La Chine doit apprendre à se connaître en se situant dans le contexte mondial. 

Les trois coups de cœur de Sui Jianguo

Haute tension : un regard sur la scène française à travers 8 lauréats du Prix Marcel Duchamp  
Tournée de l'Orchestre philarmonique de Radio France 
Thomas Enhco - Piano aux Jacobins Festival

Ils soutiennent le festival Croisements

Wang Yabin, danseuse et chorégraphe, marraine du festival Croisements 
Cui Jian, compositeur et chanteur, parrain du festival Croisements
Jia Zhangke, cinéaste et producteur, parrain du festival Croisements
Lu Ming, dessinateur et illustrateur, parrain du festival Croisements

 

 

 

     

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