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Anaïs Martane, marraine du 4e Mois franco-chinois de l'environnement

Anaïs Martane, marraine du 4e Mois franco-chinois de l'environnement

Entre Anaïs Martane et la Chine, c’est l’histoire d’un amour de jeunesse. Née à Nice, elle quitte sa Côte-d’Azur natale pour poursuivre des études de chinois à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris.

En 2001, elle part pour la Chine et travaille comme photographe de presse pour différents journaux étrangers. Elle s’installe et fonde une famille. En 2011, elle entame une carrière de productrice de cinéma pour soutenir les coproductions franco-chinoises, et produit notamment plusieurs films de Fruit Chan, Liu Ye et Wang Chao, dont deux sont primés au Festival de Cannes. Forte de son succès, Anaïs Martane est aujourd’hui engagée pour favoriser l’accès du public chinois à la culture et l’éducation. Elle est également une fervente ambassadrice de la cause environnementale. En 2016,  elle est la marraine de l’initiative « Jardins d’enfants », un concours soutenu par l’Ambassade de France en Chine et pour lequel ont été plantés arbres et légumes dans des écoles maternelles et primaires chinoises, afin de sensibiliser les enfants à la protection de l’environnement et aux modes de vie écoresponsables.

En tant que marraine du 4ème Mois franco-chinois de l'Environnement, elle a accordé une interview à Faguowenhua.

Faguownehua : Pourquoi avez-vous accepté d’être la marraine du Mois franco-chinois de l'Environnement? 

Anaïs Martane : Tout d’abord c’est un réel honneur et une véritable opportunité d’apprendre quelles sont les solutions proposées et apportées en France, en Europe et en Chine.  

Mon rapport à la protection de l’environnement commence avec une relation de dépendance à la mer. J’ai la chance d’être née dans une ville côtière, et ce qui touche à l’océan me passionne. Ainsi, lors de nos plongées avec Liu Ye, nous avons pu être témoins de l’évolution des sites sous-marins  où nous nous rendons souvent. Il y a 7 ans, un lieu en particulier, était le point de rendez-vous des requins léopard, que nous avons eu la chance d’observer à plusieurs reprises. Mais depuis plusieurs années, les requins ont totalement disparu, l’appauvrissement et les maladies du récif corallien ont fait disparaître tout un écosystème. Aujourd’hui c’est un bain de méduses.  
L’information a mis de nombreuses années à nous être révélée et à se démocratiser. Il est important de comprendre pourquoi un océan avec peu ou plus de poissons signifie à terme un manque d’oxygène pour la planète, et donc plus de vie possible… L’accès à  l’information est aujourd’hui la seule clef pour que nous prenions en main notre environnement, et les exemples nous le prouvent tous les jours. L’initiative du Mois franco-chinois de l’environnement est essentielle pour permettre au plus grand nombre de comprendre ce qui se joue, et enfin, pour pouvoir agir. 

Faguowenhua : Si vous aviez 5 gestes à nous conseiller ...

Anaïs Martane :  1) Moins de plastique, moins de plastique et moins de plastique. 

2) Réduire notre consommation (de tout) : Electroménager, vêtements, viande, tout ce qui est fait en plastique (issu du pétrole): jouets, tongs, gadgets… Il s’agit aussi de consommer intelligemment, c’est-à-dire d’acheter moins mais de bonne qualité, d’éviter au maximum les produits industriels, pour protéger l’environnement et notre santé ! 

3) S’informer, réfléchir à nos déchets. Bouteilles, verres, brosses à dents en plastique : offerts ou achetés, où finissent-ils une fois jetés ?  

4) Consommer local. Produire et acheter localement, à commencer par le développement de potagers. Et si les potagers des écoliers du programme Nurseries for Nurseries permettaient à terme, de produire suffisamment pour chaque école ? 

5) Réfléchir et s’inspirer de la manière de vivre de nos anciens. Par exemple, utiliser un panier pour faire ses courses au lieu de sacs en plastique. Plutôt que d’acheter 5 pulls à bas prix, en acheter un seul (peut-être fabriqué avec une laine de qualité par un producteur local) qui durera sur le temps.