Un prix littéraire et éditorial soutenu

Soutenu par l'Ambassade de France en Chine et deux lauréats du prix Nobel de littérature, le Prix Fu Lei récompense depuis 2009 les meilleurs ouvrages traduits du français au chinois et publiés en Chine.


@ Gallimard, C. Helie

 

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Sur la traduction

L’importance de la traduction ne se fait évidence pour nous, nombreux, qu’au moment où nous nous trouvons dans la situation souvent désespérante, mais parfois tout aussi drolatique, de « nous perdre dans la traduction ». Ce « Lost in translation » est en effet l’état normal de tout homme « condamné » à la modernité, et qui par conséquent cherche à communiquer hors de sa propre tribu. L’écart créé entre la parole prononcée dans une langue « étrangère » en attente d’être traduite, et la réponse traduite en retour dans la langue « maternelle » est à la fois abîme et merveille : abîme dans lequel l’homme s’effondre vers un inconnu sur lequel il n’a plus aucune prise, merveille d’un vide qui nourrit tous les possibles. Il n’y a rien du hasard à ce que soit un Français professeur d’anglais, Mallarmé, qui ait compris le mieux l’état absolu du langage et, partant, annoncé la modernité.
Depuis la fin de l’Empire, la Chine n’a cessé de vénérer les grands traducteurs qui, comme Prométhée le feu, ont apporté les lumières et lui permirent d’entrer dans une ère nouvelle. Les gloires et les malheurs de ces traducteurs suivirent de près les aléas historiques de la nouvelle Chine. Fu Lei, par une œuvre d’une exigence extrême et un style d’une grande pureté, mais également par son acte de martyre qui mène vers l’absolu la quête de l’Autre, demeure un exemple pour tous ceux qui nourrissent cette conviction : aujourd’hui, plus aucune culture ne peut vivre en autarcie.
Dans la traduction, il y a une vérité, tout comme y réside une fidélité, malgré la vieille antienne selon laquelle traduire serait un acte de trahison. Traduire, c’est garder foi en l’universalité, pierre de touche de la confiance que l’on place dans le monde et dans l’humanité, point de départ de toute création qui aspire à rencontrer l’Autre. Traduire, pour reprendre la célèbre formule de Saint-Exupéry, c’est « créer des liens ».
Le Prix Fu Lei est là pour rendre hommage à ces fidèles créateurs de liens entre la France et la Chine.

Dong Qiang, Président du comité d’organisation du Prix Fu Lei

 

De gauche à droite :
J. -M. G. Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008
Dong Qiang, Grand prix de la francophonie de l’Académie française 2013
Mo Yan, prix Nobel de littérature 2012

Le Prix Fu Lei soutenu par deux lauréats du Prix Nobel de littérature

« Les traducteurs jouent un rôle important. Sans le travail créatif des traducteurs de différents pays, je n’aurais pas pu obtenir le Prix Nobel. Parfois, la traduction est encore plus difficile que l’écriture. »
Mo Yan

« À mes yeux, le Prix Fu Lei est très important. Le travail des traducteurs a une importance majeure. Sans les traducteurs, nous serions comme des aveugles ou des sourds, et sans l’échange interculturel, nous ne connaîtrions que notre propre village ou notre propre ville.»
J. -M. G. Le Clézio